Le tsunami invisible : le WIFI

Le tsunami invisible

La vague de la mobilité nous amène le tsunami du WIFI à la fois invisible, imperceptible et sournoisement dangereux.

Ce que nous appelons le Wifi, c’est aussi simple que la possibilité de se «connecter» au réseau Internet sans fil dans le simple fait d’être dans un environnement immersif propice à la réception des radiofréquences. Le réseau met à contribution des antennes relais et des satellites qui émettent des signaux créant, conséquemment, un environnement magnétique d’une ampleur inimaginable.

Les téléphones cellulaires carburent aux micro-ondes, celles-là mêmes qui servent à faire cuire vos aliments dans ce fameux four à micro-ondes logé dans votre cuisine.

Donc, le petit appareil informatique mobile que vous portez sur vous émet et reçoit des micro-ondes et, par ricochet, chauffe les molécules d’eau qui sont à proximité. D’ailleurs, ce sont ces effets thermiques que les scientifiques admettent comme une des causes vérifiables des malaises liés à leur utilisation. À partir de cette surchauffe quotidienne des molécules d’eau de votre cerveau, il se produit une iritabilité qui peut avoir des répercussions sur votre humeur mais aussi sur des parties de votre corps plus fragiles.

Il est généralement admis que certains environnements électromagnétiques comme les pilônes de haute tension provoquent la leucémie chez les enfants en bas âge, ce qui signifie que les radiofréquences peuvent induire des effets thermiques sur les organismes vivants perturbant inévitablement certains mécanismes biochimiques. Pour cette raison, il est contre-indiqué qu’une femme enceinte utilise un four à micro-ondes, car les fuites potentielles pourraient affecter négativement le développement du foetus. La problématique des effets secondaires de ces petits et grands environnements magnétiques est d’autant plus complexe qu’il y a un engouement du public pour ces technologies «vibrantes». Nonobstant l’augmentation de la température qui, à la longue, crée des maux de tête, des nausées et des sautes d’humeur, l’utilisateur paradoxalement s’habitue à cet apport d’ondes et en devient «accro». Un peu comme la cigarette qui est nocive pour la santé et entraine une dépendance psychologique et physique dont il est difficile à se débarrasser. Le cellulaire aussi crée une dépendance perverse ; l’utilisateur, en subissant quotidiennement cet effet thermique, partage automatiquement un état d’excitation avec ses interlocuteurs faisant de cette technologie une sorte de drogue électromagnétique.

Que dire des maladies neurodégénératives des personnes exposés aux champs magnétiques des antennes relais ? Rien, bien entendu. Le Japon, qui est presque entièrement WIFI, a battu un record mondial : 30 % de ses aînés souffrent de la maladie d’Alzheimer. Cette perte de mémoire des personnes âgées entraine une perte des traditions. Les personnes âgées et les enfants sont beaucoup plus fragiles et sensibles à toutes les formes de «surchauffe» et, comme le cerveau est constitué de 85% d’eau, il serait possible que le WIFI crée un petit tsunami invisible et pernicieux emportant au passage la précieuse mémoire humaine pour la déposer paradoxalement dans une mémoire de machine. Pourtant les scientifiques restent conservateurs face à ces statistiques, surtout quand il s’agit de les faire correspondre à l’exposition d’environnements magnétiques de plus en plus intense.

Saviez-vous que les nouveaux appareils 3G et 4G sont tellement puissants que leur utilisateur est complètement enveloppé par les micro-ondes ? Fini le temps où l’on pouvait mettre le cellulaire sur sa ceinture pour donner un «repos» à son cerveau car, maintenant, pour que l’on puisse avoir accès rapidement à des bandes passantes plus larges, il faut être dans une sorte de bulle magnétique, laquelle «stresse» tout notre corps ou, si vous voulez, augmente l’oscillation moléculaire de tous nos organes en créant un vrai bouillon électromagnétique. J’imagine que, là encore, il n’y a pas de dommages collatéraux parce que les études démontrent que les effets néfastes ne sont détectables qu’après 10 ans d’exposition. Désinformation ou  stratégie de mise en marché ? Dans les années 90, au Japon, plusieurs études sur les effets secondaires des radiofréquences ont carrément été mises de côté car l’économie du pays a été sauvée in extremis par la vente et le développement de la mobilité. Le politique et l’économie protègent souvent les revenus et les avancées en R&D même si la santé des personnes peut être mise en danger.

Bref, vu les avancées technologiques, vu l’engouement populaire pour les TIC et les enjeux financiers des entreprises en mobilité, ce n’est pas demain la veille que nous mettrons la santé des personnes en premier lieu. Peut-être faut-il au moins se poser la question: pouvons-nous appliquer le principe de précaution dans un environnement WIFI ou sommes-nous condammés à l’avance à subir une vague d’ondes invisibles dont l’intensité grandit de jour en jour ?

Michel Delage

Référence :
Luc Vershaeve et Jacques Vanderstraeten,   «Champs et ondes: quel impact sur la santé?»,  Pour la science, novembre 2011, p.128.
Sherrill Sellman,  «WIFI, Mobiles. Un scandale sanitaire en vue» Nexus,  no 53, novembre 2007, p. 70.
Anne Debroise,  «Comment les ondes pénètrent dans le cerveau»  Les dossiers de la Recherche,  Avril 2007, p.70.

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