Saviez-vous que l’œil possède son propre cerveau ?

Image du cerveau de l'oeil-1Saviez-vous que l’œil possède son propre cerveau ?

Nous pourrions dire que notre corps possède au moins trois «cerveaux», c’est-à-dire trois endroits stratégiques qui classent, analysent, structurent et organisent l’ensemble de nos fonctions biologiques. De plus, nous pourrions également en reconnaitre un quatrième directement lié à notre système de perception visuelle : l’oeil.

Si le cerveau de notre tête est le plus connu, en tant que gestionnaire d’une série de courants électriques et chimiques issus du transfert d’une multitude de perceptions sensorielles, le cerveau de la digestion, quant à lui, par le biais du foie, du pancréas, des reins, de l’estomac et des intestins, participe au transfert des aliments en nutriments pour le développement de nos organes. Ce système digestif inclut plusieurs organes qui s’occupent de la production d’énergie et de chaleur autant pour s’alimenter que pour se défendre contre des virus potentiels. 

La colonne vertébrale en tant que troisième «cerveau» est une sorte de boîte électrique où circulent plusieurs courants magnétiques capables d’accélérer ou de décélérer des développements hypercomplexes. Ces différents courants magnétisés, générateurs de réactions spontanées à caractère réflexe, permettent de synchroniser rapidement plusieurs systèmes à la fois. Le système nerveux, dans son ensemble, montre que la colonne vertébrale est le pilier central des communications entre le cerveau de notre tête et celui de plusieurs systèmes. La colonne vertébrale détient ce que nous appellerons, d’une façon simpliste, la mémoire des actions.

Enfin, il y a ce «cerveau» de l’œil, qui transfère la lumière en d’autres types de signaux électriques et chimiques capables de compresser la chose perçue. Ce dernier cerveau nous intéresse particulièrement car son fonctionnement influence énormément la façon dont nous interprétons la réalité pour la traduire en images mentales et même en réactions psychologiques. Considérant que les trois autres cerveaux sont des gestionnaires d’informations dont l’incidence est perceptible au niveau de notre développement physiologique, l’œil fait presque cavalier seul en donnant instantanément un premier sens abstrait à la perception visuelle. L’œil absorbe et transfère la lumière en d’autres types de fréquences afin de remettre les images perçues dans un contexte ondulatoire proche de celui véhiculé à l’intérieur des trois autres cerveaux mentionnés plus haut. L’œil, tel un prisme vivant, décompose les ondes visibles pour bien identifier leur limite fréquentielle et, par conséquent, leur donner une sorte de référence magnétique qui servira de courroie de transmission entre le réel et la représentation mentale. Sachant que notre champ visuel doit départager rapidement le général du particulier, l’œil fera constamment l’effort d’identifier une composante spécifique de la réalité perçue à l’exemple du fond et de la forme d’une image sur le même plan. En fait, l’œil redécoupe régulièrement la réalité pour que le cerveau de la tête (gauche ou droit) puisse transférer la perception dans un ordre qui intègre l’information venant de l’extérieur à celles déjà enregistrées. En effet, le cerveau de l’œil a déjà préenregistré une certaine quantité d’ondes visibles et, pour bien les reconnaître, il en isole spontanément les différentes fréquences (vitesse et longueurs d’onde). Cette action entraine automatiquement un jeu de composition / recomposition / décomposition de la réalité visuelle qui améliore non seulement la perception visuelle, mais aussi la faculté de comprimer une quantité incroyable d’informations (mouvements, émotions, sentiments, intentions, etc.) en simples signaux électriques et chimiques. Une fois enregistrés, ces signaux peuvent être transposés dans un langage magnétique particulier pour les trois autres cerveaux. Par exemple, la vue d’une assiette appétissante engendre la sécrétion de la salive.

 On pourrait dire que l’enregistrement des ondes visibles par l’œil ressemble au négatif de l’appareil-photo qui a le rôle de donner une limite chromatique à l’impression papier. Autrement dit, le «cerveau» de l’œil considère qu’il y a toujours une limite fréquentielle à l’image perçue. Par exemple, si la couleur rouge est l‘élément perçu, la couleur verte en sera la limite fréquentielle. L’oeil mettra automatiquement ensemble les versions «positive et négative» de l’image, partie prenante de l’enregistrement final. On peut déduire de cette polarité chromatique de l’oeil que celui-ci fait continuellement le pont entre le réel (ce qui est vu) et un processus de transfert ondulatoire (la limite fréquentielle). Ce processus permet de reconnaître très rapidement les éléments déjà enregistrés en correspondance avec ceux nouvellement transférés. Ce double enregistrement, où la valeur complémentaire de l’information (son transfert en signaux) est sur un pied d’égalité avec celle imprimée sur la rétine (la perception), influence inévitablement la façon de regarder la réalité, car les transferts contiennent une structure de composition qui entraine une compression de l’information.

Si une température idéale existe pour notre corps, une «perception équilibrée» existe aussi. Le cerveau de l’œil développe l’intelligence du regard grâce à sa sensibilité à la lumière et à une série de variations électromagnétiques pour mieux replacer la chose perçue dans un monde électrique et chimique participant inévitablement au développement autant de tout notre corps que du sens que nous donnons à cette réalité imagée. Ce faisant, le «cerveau» de l’oeil détient donc une sorte de mémoire interprétative qui est non seulement «positive et négative» (polarité magnétique et chimique), mais transférable en différentes réactions psychologiques. Ce qui, bien entendu, peut devenir fort complexe pendant des périodes de transformations intenses et de maladies.

 

Michel Delage

 
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